Guerres pour Israel: Soleimani, ardent opposant à l’État Islamique est tué par les É.-U.

Selon des informations maintenant confirmées par le Pentagone, Qassem Soleimani (ou Qasem Soleimani ou Qassim Soleimani), commandant de la force Quds (l’agence iranienne de la sécurité extérieure), a été tué lors d’une frappe aérienne aux côtés de l’officier Abu Mahdi Al Muhandis.

Dans l’une des rare vidéo de cette attaque par drone militaire, on apprend que la frappe aurait précisément visé l’aéroport internationale de Baghdad en Irak. « N’aies pas peur, c’est dans l’aéroport » peut-on entendre dire un civil.

Impact à l’aéroport de Baghdad

C’est un moment majeur dans les relations américano-iraniennes et le chef suprême du pays, Ali Khamenei, y verra sans aucun doute une provocation de guerre majeure.

L’assassinat de Qassem Soleimani est loin d’être comparable à des événements comme l’assassinat d’Osama Bin Laden. La situation actuelle est plutôt comparable à un pays étranger tuant le vice-président américain.

https://twitter.com/IRaqiRev/status/1212903140535742466

En effet, Soleimani est extraordinairement proche du chef suprême Khamenei. Ses fonctions relèvent directement de ce dernier puisque la force Quds fait partie du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique, un groupe armé qui relève également du chef suprême. Ainsi, Qassem Soleimani est techniquement plus puissant que le président iranien.

Un exemple de sa position de pouvoir est cette lettre qu’il a fait correspondre en 2013 au général de l’armée américaine où il insinuait que le poste d’ambassadeur de Baghdad n’était pas un sujet de négociation. L’homme avait aussi une énorme influence sur les actions de l’armée de Bashar Al-Assad, le président de la Syrie.

Général Petraeus,

Vous devriez savoir que moi, Qassim Soleimani, contrôle les politiques iraniennes en ce qui concerne l’Irak, le Liban, Gaza et l’Afghanistan. Et évidemment, l’ambassadeur de Baghdad est un membre des forces du Quds. L’individu qui le remplacera sera un membre des forces du Quds.

Lettre de Qassim Soleimani au général David Petraeus de l’armée américaine

Les forces Quds et ses mandataires sont responsables de plusieurs guerres non conventionnelles que l’Iran soutient dans des pays comme l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen.

Ainsi, la mort de Soleimani ne doit pas être vue comme la mort du chef d’un groupe armé, mais plutôt comme la mort du chef d’un groupe armé en plus d’un chef d’État. Il s’agit d’une déclaration ouverte de guerre que les États-Unis n’ont pas livrés à ce niveau depuis des décennies.

Il est probablement le personnage le plus puissant qui soit, généralement inconnu en dehors de l’Iran et du Moyen-Orient. Il est essentiellement le vice-roi de l’Iran pour l’Irak.

Jim Phillips, analyste au Moyen-Orient pour la Heritage Foundation

Il est important de savoir que l’Iran favorise le gouvernement de remplacement dirigé par les chiites à Baghdad, qui reste menacé par les extrémistes sunnites et les militants djihadistes qui composent l’État Islamique (ISIS).

Soleimani était donc l’un des plus ardent opposant à la montée de l’État Islamique en Iran. Dans cette guerre contre les islamo-racailles que le général menait, ont pouvait évidemment retrouver le Hezbollah et l’armée de Bashar Al-Assad. De là vient donc la majorité des controverses reprochées au général.

L’Imam Khamenei et Seyyed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah en compagnie de Qassem Soleimani

La question se pose donc: « Quel est l’intérêt de la mort de Soleimani pour les États-Unis? » Il y en a aucun, évidemment. Il s’agit simplement du meurtre de l’un des plus grand cerveau du Moyen-Orient derrière la guerre contre l’État Islamique.

Ce seront éventuellement les suspects usuels aux doubles nationalités qui auront de vives réactions positives face à cette attaque insensée de la part des État-Unis. Ce n’est clairement pas dans leurs intérêts de voir l’Iran, par la destruction des racailles islamiques, devenir par elle-même une puissance économique mais surtout énergétique (nucléaire) insoumise aux paramètres impérialistes des États-Unis, grand serviteur d’Israël.

Le département de la défense des États-Unis a confirmé quelques heures suivant l’attaque que le bombardement avait bel et bien été ordonné par la Maison Blanche dans le but de supprimer le général Soleimani et ses forces. Plus précisément, l’attaque « visait à dissuader les futurs plans d’attaque iraniens. » Nous avons donc la confirmation que cette décision a été prise dans la foulée des protestations contre l’ambassade américaine en Irak qui furent imputées à l’Iran par les États-Unis. L’ironie ici vient évidemment du fait que l’ambassade Irakienne n’a absolument aucune légitimité politique puisque qu’elle fut imposée par les États-Unis depuis le début de leurs interventions militaires dans le pays. Plusieurs personnes tentent de blâmer les manifestants pour avoir mis la vie de l’ambassadeur Américain en danger. Pourtant, plusieurs rapports confirment que ce derniers n’était pas présent à l’ambassade lors des manifestations.

« Soleimani est notre chef » écrit sous la fenêtre par des miliciens soutenus par l’Iran à l’ambassade des États-Unis à Baghdad.

Lucas Tomlinson, Fox News

Il s’agit clairement d’une guerre par proxy poussée par les États-Unis favorisant les intérêts d’un pays étranger.

En espérant que le conflit n’escalade point.

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