L’homme aux deux visages: Le jour où j’ai rencontré François Legault

Des paysages rustiques aux monuments canadiens-français presque parfaitement conservés, l’Abitibi-Témiscamingue est un coin du Québec qui m’a énormément surpris par sa diversité culinaire, la richesse de sa flore, la clarté de ses lacs et l’attitude chaleureuse de ses habitants.

Comme on le dirait en bon québecois: « Un bon coin de pays. » Et quoi de mieux qu’un bon coin de pays pour donner une poussée à sa campagne électorale!

C’était le 19 août 2018. J’avais été invité à prendre part à un long voyage en Abitibi-Témiscamingue pour participer au festival de la « Foire Gourmande » se tenant chaque année dans le petit village de Ville-Marie, un festival dont je sous-estimerais la popularité avant mon arrivée, et surtout, avant l’arrivée de François Legault, qui à l’époque était encore en campagne électorale.

Il s’agissait d’une tactique politique prévisible. Le festival, ayant comme centre d’intérêt la mise en valeur des artisans et produits alimentaires locaux, était pendant deux semaines un lieu de célébration entièrement peuplé de québecois canadiens-français, le peuple de souche et, par extension, la base électorale de Coalition Avenir Québec.

Rien de mieux pour donner une bonne image au parti. Avec les médias locaux qui faisaient fréquemment la couverture de l’évènement, la main était dans le sac. Détail amusant, il s’agissait exactement de la date où la parade bancaire des sodomites était organisée à Montréal. Il faut croire que les médias subversifs montréalais n’ont pas les mêmes intentions politiques que ceux des régions. Ces derniers attaquaient systématiquement Legault pour ne pas avoir participé à une parade d’esclaves bancaires sexuellement dégénérés et pour, à la place, avoir choisi de rencontrer la classe ouvrière locale. Même Yves Blanchet en aura profité pour faire quelques déclarations inutiles sur le politicien.

Tout ceci ne sont que des détails. N’étant plus vraiment quelqu’un de très attiré par notre « démocratie », il n’y avait qu’une seule chose qui m’importait lorsque j’ai appris que Legault était présent: Je voulais prendre une photo avec lui. Je voyais cette opportunité comme remplie de potentiel. J’aurais peut-être même pu avoir ma propre en-tête écrite par Christopher Curtis: « François Legault photographed alongside alt-right neo-nazi. » Quoi de mieux pour se faire connaître! Donner une mauvaise image à un politicien faisant la promotion de la laïcité aurait été le moindre de mes crimes de toute manière. Je devais le faire.

Alors que je me dirigeais vers sa direction, il me fallu très peu avant de décoder l’entièreté du personnage. Il n’y avait pas qu’un François Legault devant moi. Il y en avait deux.

Ne m’étant jamais réellement informé sur l’homme en question, je suis resté ébahis par la réalité qui s’affichait devant moi que j’avais l’habitude de ne voir que dans les films. François Legault, alors qu’il se présentait de kiosque en kiosque, changeait de personnalité à de fréquentes intervalles pour plaire aux citoyens auxquels il s’adressait.

Cela peut peut-être sembler banal à première lecture, mais croyez-moi: J’étais soudainement très malaisé d’aller à sa rencontre puisque je savais maintenant comment il percevait des citoyens comme moi.

L’air bougon, hanté par une impatience acharnée, c’était lorsqu’il discutait seul avec son équipe de campagne qu’il était possible de voir son vrai visage. L’homme était empressé, apathique, mais surtout indifférent de tout ce qui se déroulait autours de lui.

« C’est l’quel le prochain? », suis-je certain de l’avoir entendu dire à son équipe entre deux kiosques avant de le voir magiquement retrouver son sourire, son zèle, son charisme et bien d’autres qualités alors qu’il s’approchait d’une femme devant une table d’un producteur de vin local.

François Legault jouait un jeu d’acteur, rien de plus. Il serait évidemment possible de jouer à l’avocat du diable et d’affirmer qu’il ne s’agit que de l’attitude normale d’un politicien dont l’horaire est très chargé, mais ce n’est pas le cas dans cette situation.

Le présent premier ministre du Québec avait toute la journée pour faire le tour des évènements prenant place à la « Foire Gourmande. » Souhaiter voir le plus de monde possible pourrait peut-être expliquer son empressement, mais jamais cela ne pourra expliquer son pire acte théâtral:

Oh, mais qu’il est donc ben beau ce bébé!

Et oui. Le classique des classiques. Ça ne s’invente pas. À un certain point durant l’évènement, François Legault, à la suite d’un autre soudain brusque changement d’humeur, s’est littéralement introduit devant une famille qui ne l’avait pas encore interpelé avec le compliment classique du « beau bébé. »

La division de l’Abitibi-Témiscamingue de Radio-Canada affirmera le lendemain que le public s’approchait naturellement de Legault. À mon souvenir, il s’agit d’une demi-vérité, puisque je pense bien être le seul à m’être naturellement approché de lui, à sa grande surprise d’ailleurs, puisque la surprise de me voir était sa première émotion sincère que j’ai pu déceler de la journée.

Le public s’approchait naturellement du chef caquiste pour lui serrer la main, prendre des photos ou l’interpeler sur divers enjeux, dont l’agrandissement de l’hôpital de Ville-Marie.

Radio-Canada

« D’où viens-tu? », m’as-t’il demandé avant mon nom.

Je ne suis pas surpris de voir le récent virement de chapeau du premier ministre face à la pression internationale du port du masque. Legault est un ancien entrepreneur du marché international, donc par extension, un promoteur du mondialisme. Pour le reste, tout est un acte. S’il doit choisir entre les recommandations de l’OMS et les besoins criants de liberté du peuple québecois, il va évidemment choisir, l’OMS. L’autre n’est pas une entité profitable, puisque refuser de suivre le narratif mondialiste lui donnerait une « mauvaise image » sur le marché international.

En vain, s’il y a une chose que je regrette de ce voyage, c’est bien de n’avoir pas été capable de me prendre en photo avec Gabriel Nadeau-Dubois. Surprenamment, ce dernier aussi était présent lors de l’évènement. Un bon ami à moi. Mais ça, c’est une autre histoire.

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