Wikileaks: Des documents de l’OIAC prouvent la falsification des attaques chimiques en Syrie

Source: wikileaks.org
Auteur: Wikileaks
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Aujourd’hui, Wikileaks publie davantage de documents internes de l’OIAC concernant l’enquête sur l’attaque chimique présumée à Douma en avril 2018.

L’un des documents est un échange de courriers électroniques daté des 27 et 28 février entre les membres de la mission d’enquête (FFM) déployée à Douma et les hauts fonctionnaires de l’OIAC[1]Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) est une organisation intergouvernementale et l’organe d’application de la Convention sur les armes chimiques, qui est entrée en vigueur le 29 avril 1997. L’OIAC, avec ses 193 États membres, a son siège à La Haye, Pays-Bas, et supervise l’effort mondial pour l’élimination permanente et vérifiable des armes chimiques.. Il comprend un e-mail de Sebastien Braha, chef de cabinet de l’OIAC, dans lequel il indique qu’un rapport d’ingénierie d’Ian Henderson doit être supprimé du registre sécurisé de l’organisation:

Veuillez retirer ce document de DRA [Documents Registry Archive] […] Et veuillez supprimer toute trace, le cas échéant, de sa livraison / stockage / quoi que ce soit dans DRA.

Sebastien Braha

La principale constatation d’Henderson, qui a inspecté les sites de Douma et les deux cylindres trouvés sur le site de l’attaque présumée, est qu’ils y étaient plus susceptibles d’être placés manuellement que largués d’un avion ou d’un hélicoptère à des hauteurs considérables. Ses conclusions ont été omises du rapport officiel final de l’OIAC sur l’incident de Douma.

Un des images d’un des fameux « cylindre de gaz sarin »
de Doumas présenté sur les chaînes de télévision du monde entier.

Un autre document rendu public aujourd’hui est le procès-verbal d’une réunion du 6 juin 2018 au cours de laquelle quatre membres du personnel de l’OIAC ont eu des discussions avec « trois toxicologues / pharmacologues cliniciens, un chimiste bio-analytique et toxicologue » (tous spécialistes des armes chimiques, selon le procès-verbal).

Le but de cette réunion était double.

Le premier objectif était de « Solliciter l’avis d’experts sur l’importance d’exhumer[2]Signifie tirer un cadavre de sa sépulture, le déterrer. Retirer quelque chose du sol, le déterrer par des fouilles. les victimes présumées de l’attaque chimique présumée à Douma du 7 avril 2018. » Selon le procès-verbal, l’équipe de l’OIAC a été informée que procéder à des exhumations serait peu utile.

Le deuxième point était « d’obtenir les opinions d’experts toxicologues légistes concernant les symptômes observés et signalés des victimes présumées. »

Plus précisément, « […] si les symptômes observés chez les victimes corrélaient avec une exposition au chlore ou à un autre chlore gazeux réactif. »

Selon les portions du procès-verbal divulguées aujourd’hui:

En ce qui concerne la cohérence des symptômes observés et signalés des victimes présumées avec une exposition possible au chlore gazeux ou similaire, les experts ont conclu de façon concluante qu’il n’y avait pas de corrélation entre les symptômes et l’exposition au chlore.

Les membres de l’équipe de l’OIAC ont écrit que le principal « message à emporter »[3]Ce terme est une traduction directe du terme anglais « take-away » qui est un nom équivalent au terme français « quelque chose à emporter. » Dans le contexte du texte, on demande aux gens « d’emporter » avec eux un message. Ainsi, c’est une manière de dire « ne pas oublier cela. » de la réunion était que « les symptômes observés étaient incompatibles avec l’exposition au chlore et qu’aucun autre produit chimique évident testé causant les symptômes n’a pu être identifié » sur les lieux des impacts présumés.

Le troisième document est une copie des échanges de courriers électroniques de l’OIAC du 20 au 28 août 2018 discutant de la réunion avec les toxicologues.

Le quatrième document est un échange de courriers électroniques à partir de fin juillet 2018 où il est indiqué que les huit inspecteurs de l’OIAC déployés à Douma pendant la mission d’enquête (sauf un, un ambulancier) devraient être exclus des discussions sur le projet.

Références   [ + ]

1. Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) est une organisation intergouvernementale et l’organe d’application de la Convention sur les armes chimiques, qui est entrée en vigueur le 29 avril 1997. L’OIAC, avec ses 193 États membres, a son siège à La Haye, Pays-Bas, et supervise l’effort mondial pour l’élimination permanente et vérifiable des armes chimiques.
2. Signifie tirer un cadavre de sa sépulture, le déterrer. Retirer quelque chose du sol, le déterrer par des fouilles.
3. Ce terme est une traduction directe du terme anglais « take-away » qui est un nom équivalent au terme français « quelque chose à emporter. » Dans le contexte du texte, on demande aux gens « d’emporter » avec eux un message. Ainsi, c’est une manière de dire « ne pas oublier cela. »

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